26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 13:21

Je vous en parlais ici, il est maintenant disponible en rediffusion sur le net, pas pour très longtemps, alors allez-y vite ;)

 

Il est visible par ici :

C'est pas sorcier DYS

 

Cette page regorge de liens très intéressant donc n'hésitez pas à aller y faire un tour, même si vous avez déjà vu l'émission...

 

"Ils ont du mal à lire, à écrire, à compter, à coordonner leurs gestes ou encore à s’exprimer de manière cohérente. Nous nous intéressons aujourd’hui aux enfants atteints de ce que l’on appelle les « troubles dys ».

Qu’il s’agisse de dyslexie, de dyspraxie, de dysphasie, de dyscalculie, de dysorthographie, ils seraient en France entre 10 et 15% à souffrir de tels troubles de l’apprentissage. Des handicaps invisibles, qui peuvent aboutir à un échec scolaire massif et à une grande souffrance morale s’ils ne sont pas bien pris en charge.

Pour comprendre à quel point ces troubles occupent une place importante dans la vie des enfants qui en sont atteints, Fred va rencontrer de jeunes patients et les adultes impliqués dans leur accompagnement.

Jamy, lui, va installer son laboratoire au Neurospin, un centre de référence en imagerie cérébrale près de Paris, où l’on étudie notamment le fonctionnement du cerveau des personnes « dys ». "

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commentaires

Za 26/06/2012


Plusieurs personnes avaient envoyé des messages à l'émission, autant pour les remercier que pour leur faire part de leurs avis et critiques.


Voici la réponse qui a été envoyée à : https://www.facebook.com/pages/Pour-un-Cest-pas-Sorcier-sur-les-troubles-Dys-lexiepraxie-phasie/156911054342161
qui répondra peut-être aux interrogations de certains :


"Bonjour,

- C'est vrai que 30 minutes (26 exactement), c'est court... Malheureusement, c'est le format de l'émission depuis plus de 15 ans, et nous n'avons pas le choix !

- Pour avoir longuement discuté avec des parents d'enfants ayant des troubles dys, lu plusieurs ouvrages et consulté nombre de spécialistes, nous avons bien pris conscience des multiples
problèmes rencontrés au quotidien par ces familles confrontées aux "Dys". La lourdeur des emplois du temps du fait des séances de rééducation à répétition, la discrimination, le manque de
reconnaissance, le manque de formation des AVS, des EVS, des enseignants, la disparition des Rased, le non respect des PPS, etc, etc.
Nous avons parfaitement compris que tout cela transforme la vie quotidienne en véritable parcours du combattant. Je comprends donc la déception de ceux qui espéraient que tout cela soit abordé
dans l'émission...
Mais il faut savoir que C'est pas sorcier n'a pas vocation à aborder ce type de problématique, aussi importante soit-elle. Il s'agit d'une émission de vulgarisation scientifique, et nous ne
pouvons nous permettre aucune forme de militantisme.
Notre objectif était d'expliquer l'état actuel des connaissance sur les mécanismes en cause. Nous voulions aussi insister sur le fait que ce sont des enfants d'intelligence normale, expliquer la
problématique de la double tâche qui les empêche d'être attentifs comme les autres à l'école, démontrer la nécessité d'aménagements à l'école, et aborder la question de la rééducation.
Et croyez-moi, en 26 minutes, c'est déjà un défi ! Il ne s'agissait donc en aucun cas de dénigrer ou de mépriser ceux qui se battent au quotidien sur le terrain... mais simplement de respecter la
ligne éditoriale de l'émission.

- L'école à laquelle nous avons réalisé une partie de notre tournage n'est en effet pas une école "pour tout le monde" du fait de son coût conséquent. Néanmoins, elle nous offrait la possibilité
de rencontrer des enfants souffrant de troubles dys variés, et donc d'aborder ces différents troubles, même brièvement (en clair, de montrer la multiplicité et la complexité des troubles "dys").
Elle nous permettait également de montrer un "cadre idéal" pour la scolarisation des enfants souffrant de troubles très sévères et multiples. Pour nous, cette école représente, en somme, ce à
quoi devraient avoir droit tous les enfants pour lesquels une scolarité normale serait devenue bcp trop douloureuse...
Ce n'est malheureusement pas le cas, nous l'avons bien constaté : comme pour de nombreuses personnes en situation de handicap, mieux vaut être issu d'un milieu aisé si l'on veut accéder aux
solutions les meilleures...
Cela dit, nous avons également tourné des images au sein d'une école publique (avec Manon, la jeune dyspraxique).
Un moyen de montrer qu'au sein de l'école de la République il doit aussi être possible d'intégrer ces enfants sans les discriminer, et en leur permettant d'apprendre et de s'épanouir grâce à la
mise en place d'outils adaptés - à condition que les enseignants et le personnel éducatif soit sensibilisé et formé...

- Certains s'émeuvent du fait que nous n'ayons pas parlé (ou très peu) de la dysphasie, ou que nous n'ayons pas abordé les problèmes de repère dans le temps ou dans l'espace des enfants, etc.
C'est vrai.
Dans le temps qui nous était, nous avons fait le choix d'aborder d'abord les dys de manière générale, puis de nous focaliser sur 2 des troubles les plus fréquents, mais aussi les mieux connus sur
le plan neurologique :
la dyslexie et la dyspraxie.
L'enjeu était en effet d'expliquer ce qui se passe dans le cerveau des enfants atteints de ces troubles, et nous devions pour cela disposer d'informations scientifiques fiables et complètes pour
ne pas raconter n'importe quoi. En outre, les mécanismes en cause sont similaires dans le cas des autres "dys"
- seule la localisation du "grain de sable" dans le cerveau varie.
Et cela, Jamy l'explique dès le début de l'émission. Par ailleurs, il existe de multiples formes de dyslexie, de dyspraxie, de dysphasie, et chaque enfant "dys" est unique. Mais évidemment, dans
le cadre de cette émission, nous ne pouvions pas aborder tous les cas particuliers... Nous avons donc essayé de présenter le plus petit dénominateur commun entre tous les enfants dys (et en
particulier dyslexiques ou dyspraxiques). Voilà sans doute pourquoi tout le monde ne s'est pas reconnu dans les exemples que nous avons donnés...

- On nous a également reproché de ne pas avoir suffisamment montré la souffrance de ces enfants. Mais dans la mesure où nous n'avions que 26 minutes pour parler d'eux, il nous paraissait
essentiel de se concentrer avant tout sur leur force de vie plutôt que sur leur souffrance. Nous ne voulions pas tomber dans le piège de rendre ces enfants misérables... Oui ils ont des
difficultés, oui ils souffrent d'un handicap invisible souvent difficile à porter, mais nous avons pour autant rencontré des enfants vifs, intelligents, courageux... En les filmant, nous n'avions
pas envie de les plaindre mais de les admirer. Cela donne peut-être un côté "monde des bisounours" que certains n'ont pas apprécié... Mais cela a, je pense, l'avantage de montrer ces enfants sous
un jour meilleur - contrairement à certains reportages "misérabilistes" qui ont pu être réalisés par le passé - et donc de contribuer à les faire accepter.
Cela dit, si elles n'ont pas été montrées à l'écran, les difficultés des enfants ont néanmoins été dites (par le neuropsychologue qui parle de grande souffrance à l'école, par le père de la
petite Manon qui évoque toutes ses difficultés dans les gestes quotidiens, par l'orthophoniste qui évoque les énormes efforts que doivent faire ces enfants, etc).

Voilà. Je ne souhaite pas entrer dans un débat sans fin sur ce que nous aurions du faire ou ne pas faire, mais j'espère avoir
contribué à éclairer les parents mécontents sur les raisons de nos choix...
Et malgré tous ses défauts, j'espère sincèrement que cette émission contribuera, à son niveau, à faire évoluer les mentalités au sujet des enfants "dys-férents"."

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"La différence est la plus belle chose que nous ayons tous en commun..."

"Et puis, qu'es-ce que ça veut dire, différents? C'est de la foutaise, ton histoire de torchons et de serviettes... Ce qui empêche les gens de vivre ensemble, c'est leur connerie, pas leurs différences..." (Anna Gavalda, "Ensemble c'est tout")

Le fond du blog, que j'ai créé exprès mais qu'on ne voit pas vraiment : 

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