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26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 17:29
Après avoir ouvert mon blog j'ai prévenu les parents dont j'avais mis le site ou le blog en lien.
Je leur ai proposé de faire un petit texte,de présentation, de témoignage ou autre...
Certains parents m'ont répondu oui mais n'ont pas encore eu le temps de le faire.

La maman de Camille m'a répondu.
Voici son mini texte:
"Ce site s'adresse à toute personne (familles et professionnels) concernée par la délétion 22q13, anomalie chromosomique rare. Vous y trouverez documentation, témoignages, conseils, infos pratiques et médicales"

Camille a donc une délétion chromosomique. Ce site est une mine d'or qui aborde plusieurs méthodes, qui ont été utilisées avec Camille, et plusieurs choses relatives au quotidien. J'y ai beaucoup appris. Voici la présentation que sa maman a fait sur son site:
"Camille a onze ans. C'est une belle petite fille, rieuse, dynamique, volontaire et amoureuse de la vie.
Elle est atteinte d'une anomalie chromosomique rare : une délétion 22q13.3

J’ai créé ce site pour témoigner de son quotidien, partager des infos et échanger avec d’autres parents et/ou des professionnels.

J'ai également voulu laisser place aux témoignages d'autres familles concernées afin d'enrichir les échanges en fonction des expériences et du vécu de chacun.

J’espère que vous aurez plaisir à consulter ces pages et qu’elles pourront, si possible, vous être utiles.
N’hésitez à me contacter si besoin.
Bonne visite et à bientôt.

Frédérique, mère de Camille."
Elle est dans ma liste de blog mais je vous redonne l'adresse: Chez Camille
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26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 16:32
Bonjour,
Une fois n'est pas coutume, je vais faire un article un peu hors sujet pour commencer le week-end.
Comme certain le savent et comme je l'ai dit dans ma présentation, je fais du skate. Enfin, du longboard plus précisément. C'est une sorte de grand skate dont je me sers pour me déplacer. J'en fais depuis longtemps mais je viens juste d'en acheter un. Ce sont les mêmes sensations qu'en snowboard, c'est juste plus simple pour en faire et ça coûte moins cher à la journée . (même si c'est un bon investissement à la base) (Par contre ça fait plus mal quand on tombe, mais bon c'est le jeu)
La mienne ("la"parce qu'on utilise souvent le mot "planche" pour parler du skate ressemble à peu près à ça:

Je mettrais peut-être quelques photos de la mienne d'ici un moment, mais je voulais montrer une vidéo qui m'a beaucoup plus. En plus cela vous permettra de découvrir un site qui présente souvent des choses étonnantes, décalées, souvent nouvelles.
Le site en question c'est: www.fubiz.net
L'article dont je vous parle c'est: http://www.fubiz.net/2009/09/24/pentomino-skaters/
Il faut absolument voir la vidéo. Ils sont tous en skate, avec une sorte de néon de couleur qui a une forme particulière et ils font un pentomino = sorte de tétris en bas d'une descente. Super rigolo.

Rien à voir, mais avec toutes ces grèves de TCL, mon longboard m'a bien sauvé la vie jeudi et vendredi...
Et puis.... et puis un jour je suis allée travailler chez le garçon autiste avec qui je fais de l'ABA en long-board... Il a rapidement fait preuve d'un grand enthousiasme face à ce nouvel objet, alors après lui avoir appris que c'était un "SKATE", je suis allée lui en faire faire... En un mot: GÉNIAL. Bon, il n'a pas encore tout compris mais il commence à réussir à tourner, il place très bien ses pieds et a un super équilibre.

Une belle découverte.


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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 11:26
     En discutant par mail avec une maman je me suis rendue compte que j'avais oublié quelque chose qui me semble important.
Certains enfants ont un syndrome de surdi-cécité, c'est à dire que soit ils naissent sourds-aveugles, soient ils sont sourds et deviennent progressivement aveugles etc, pleins de cas différents existent.
Il va sans dire que pour ces enfants là l'implant est une très bonne indication... Je pense d'ailleurs qu'il peut être intéressant de les faire implanter de façon bilatérale.
Je reparlerais plus tard de surdi-cécité, mais je voudrais en profiter pour dire que des moyens de communication existent dans ce cas là. Vous pouvez voir un témoignage sur le site de "enfant aveugle". Mais il y a aussi l'histoire d'Helen Keller qui témoigne de cette possibilité de communication, même sans implant.
Les sourds dits Usher: c'est à dire les sourds qui deviennent progressivement aveugles ont souvent appris la LS avant leur malvoyance. Petit à petit ils apprennent à lire les signes sur les mains de leur interlocuteur signant en posant leurs propres mains sur les mains de leur interlocuteur signant. C'est très impressionnant.
Un exemple par ici: http://video.festival-handica.fr/show_cm/80
Je reparlerais de la communication en surdi-cécité plus tard.

     Il y a autre chose que je voulais rajouter à propos de l'implant.
Les enjeux financiers ne sont pas à négliger. Et oui, comme on est pas chez les bisounours, sachez que là aussi il y a une histoire d'argent.
L'entretien de l'implant, les quantités faramineuses de piles et autres réjouissances de ce genre sont à la charge des parents (la sécu n'en rembourse qu'une petite partie).
Tout cela bien sur est fait par la société qui fournit l'implant.
Et là, on voit sur internet des parents s'étonner de ne pas avoir pu choisir le modèle d'implant qui a été mis à leur enfant... Oui car vous vous en doutez le médecin a généralement des accords avec certaines entreprises.
Bon, encore une fois, il ne s'agit pas de diaboliser l'implant, juste de sensibiliser les parents à tout ce qu'on leur cache quand on leur dit implant = enfant entendant = fini les problèmes...
Pensez à regarder les différents implants existants. Tous ne se valent pas. Tous ne sont pas forcément adaptés aux jeunes enfants. Certains proposent une batterie externe pour les très jeunes enfants pour éviter que le contour d'oreille soit trop lourd. Certains aussi proposent peut-être des forfaits d'entretient etc etc...

     Enfin, lorsqu'on implante l'enfant très jeune, il n'a pas son mot à dire, il n'a pas le choix. Je pense que la moindre des choses serait de donner à l'enfant la possibilité de choisir plus tard entre la langue des signes et l'oral. Peut-être qu'il gardera les deux, peut-être que comme certains sourds implantés il ne supportera pas son implant et ne portera pas la partie externe, peut-être qu'il ne souhaitera pas aller vers la communauté sourde et n'utilisera pas la langue des signes.
Mais au moins, on RESPECTE l'enfant en tant que personne, qu'être humain et on essaye de ne pas le voir comme quelque chose de cassé, une oreille à réparer.
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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 20:18
Sans surprise pour ceux qui me connaissent, mon premier article sur un des débats autour du handicap sera sur la surdité.
Pourquoi? Parce que c'est le milieu que je connais le mieux, peut-être un de ceux que je cotoie le plus (à part l'autisme) et qui me plait le plus.

Il y a énormément de débats autour de la question de l'enfant sourd et de son implantation ou non.
La question qui se pose rapidement aux parents après le diagnostique de la surdité (qui est parfois long et laborieux pour rien, mais le diagnostique du handicap, est un réel problème en France.) c'est "Dois-je faire implanter mon enfant ou pas?"

      Bien sur je ne vais pas répondre à cette question, car comme toujours chaque cas est différent. Mais je vais lancer quelques pistes de réflexion tout en élargissant la question, pour que tout le monde puisse bien comprendre.

     Premièrement il existe plusieurs degré de surdité, tous les enfants qui entendent mal ne nécessitent pas une implantation. Je vais donc parler ici des enfants sourds sévères ou profonds, qui n'ont pas de reste auditifs ou dont les restes auditifs ne parviennent pas à être exploités avec les appareils classiques.

La partie externe de l'implant ressemble à ça:

     Pour savoir ce qu'est l'implant cocléaire, comment il fonctionne, comment il se pose etc, je vous invite à regarder sur internet pour des informations précises, et sur le site de Mathilde (à gauche). En gros implanter un enfant, cela consiste à insérer dans sa cochlée des électrodes qui ont pour but de remplacer cette dernière. Ces électrodes seront ensuite stimulées par la partie externe de l'implant, et le cerveau devra interpréter les signaux.
Pour cela il faut opérer l'enfant, c'est une opération assez lourde et qui n'est pas sans risque, mais la question n'est pas là. On fait appel pour l'utilisation de l'implant à la maléabilité du cerveau, qui est capable d'apprendre petit à petit à interpréter les signaux que lui envoie l'implant.
Comme on se base sur la maléabilité du cerveau, et comme les parents sont confrontés, dans la plupart des cas, uniquement au milieu médical, tout presse, il faut implanter l'enfant le plus tôt possible, pour LE RENDRE ENTENDANT.

    Voilà où commence le débat... car jusque là vous vous demandiez peut-être pourquoi on pourrait être contre l'implant...

     La communauté sourde, qui utilise la langue des signes, défend fermement sa langue, sa culture, et son existence, ce qui est tout à son honneur. La langue des signes est une langue à part entière, c'est aussi la langue "naturelle" de l'enfant sourd.

     En cherchant à implanter les enfants, le milieu médical fait souvent aux parents la promesse d'un enfant parfait, d'un enfant qui entendra et parlera normalement. Sauf que...
... La réussite de l'implant est variable, si elle est exceptionnelle chez certains enfants, il y en a pour qui ça ne fonctionne pas ou très peu.
... La réussite est au prix de centaines voir de milliers d'heures d'orthophonie.
... Même implanté l'enfant n'est pas entendant. Dans la très grande majorité des des cas il devra faire un effort pour comprendre la parole, souvent il devra lire sur les lèvres, la compréhension des mots monosyllabiques est parfois difficile etc etc...
... L'implant est très rarement posé très jeune, or, l'enfant a besoin d'un langage le plus tôt possible. Et même lorsque l'implant est posé jeune, le temps d'apprentissage est long. Saufs cas exceptionnels.
...Quand l'implant est en panne, qu'il faut le réparer c'est plusieurs jours / semaines de galères. Sans parler de quand c'est la partie interne de l'implant qui ne fonctionne plus, là on parle au moins d'un mois, c'est pas toujours réparable, parfois cette oreille est alors perdue et il faut implanter l'enfant de l'autre côté... oui mais alors?? et si ça ne fonctionnait pas?
... Certains professionnels de la santé interdisent aux parents d'utiliser les signes ou même les gestes naturels ou le mime sous prétexte que cela empêcherait l'apparition de la parole.

...Sauf que... L'utilisation des signes très tôt permet d'éviter le retard de développement de l'enfant et plus particulièrement du langage. (on notera ici qu'une grande mode actuelle est l'utilisation des signes avec l'enfant entendant, car cela favorise l'expression précoce et limite les crises... par contre il ne faudrait pas signer avec l'enfant sourd!!!) De plus le fait de signer très tôt permet à l'enfant de se repérer dans le temps et dans l'espace, alors que cela est très souvent un problème chez les enfants sourds oralisants.
... Chez les enfants sourds de parents sourds, l'enfant signe très tôt, se développe très bien, va à l'école etc...
... Les parents qui implantent leur enfant et qui le prive de langue des signes font un choix de facilité: celui de ne pas apprendre la langue des signes. Par contre leur enfant devra passer des centaines d'heures chez l'orthophoniste, pour apprendre à parler. L'enfant plus tard devra faire l'effort de les comprendre, de comprendre tout le monde en même temps à table, de comprendre ces gens qui parlent tous en même temps sans articuler, il n'y aura pas de "repos" pour lui.
... Les études aux États-Unis, et plusieurs médecins Français préconisent d'utiliser la langue des signes au plus tôt avec l'enfant sourd et avec les enfants entendants de parents sourds.
... Dans certains cas l'enfant n'est pas implanté avant 4ans, et est jusque là privé de tout accès au langage, sous prétexte de la favorisation de l'émergence de la future parole, il tentera d'apprendre à dire des sons chez l'orthophoniste, sans retours auditifs. 

    Je ne dis pas qu'il ne faut pas implanter les enfants. Ce choix dépend de chacun, du contexte familial, de plein de choses. Je pense qu'il faut par contre réfléchir avant de le faire, prendre de la distance avec le corps médical, rencontrer des personnes sourdes dans les associations.
     L'implant offre parfois des réussites magnifiques, on comprend donc que les parents cherchent à aller vers cela. Mais implanter son enfant ne dois pas sous entendre de le priver de langue des signes. Chacun doit faire un pas vers l'autre, il va essayer de rentrer dans la culture entendante, d'apprendre à parler, ses parents ne devraient-ils pas essayer d'aller vers la culture sourde, d'apprendre à signer, de rencontrer des sourds?

     En dehors du choix de l'implant il y a aussi le choix de la non implantation. Certains parents le font, ils font le pari d'utiliser la langue des signes, d'aller vers les sourds, sans forcément que cela signifie qu'ils ne vont pas lui permettre d'essayer d'apprendre à parler chez l'orthophoniste.
C'est un apprentissage difficile, qui ne vaut pas toujours le coup si on en discute avec certains sourds. Pour nous entendant il parait évident qu'il est nécessaire de savoir parler... Sauf que...
... C'est très difficile pour eux...
... Souvent quand ils savent parler leur voix est déformée, et ils ont du mal à ajuster la force de leur parole...
... Du coup ils n'osent pas trop parler...
... Du coup certaines personnes se moquent d'eux...
... Du coup ils préfèrent se taire et écrire...
... Lorsqu'un sourd parle bien, ce qui arrive aussi, on peut avoir la sensation qu'il a seulement un accent. Alors, la majorité des gens ne vont pas croire qu'il est sourd, ou ne vont plus faire attention. Ils vont parler tous en même temps, ou sans le regarder, ou sans articuler... Le sourd se retrouve alors, malgré ses apprentissages face à des difficultés de communication.
... Vous allez me dire que avec les signes il ne s'en sortira pas mieux... et bien, si comme dans d'autres pays (EU et Suède par exemple) nous proposions la langue des signes comme 2ème langue à l'école, peut-être que cela les aiderait. Mais il n'y a pas que ça. Les sourds qui signent, lorsqu'ils se trouvent fasse à quelqu'un qui n'est pas dans le refus de la communication, qui fait des efforts, trouveront toujours un moyen de se faire comprendre, soit en oralisant, soit en écrivant, surtout en mimant, ou en faisant un peu de tout. Ils attendent surtout de la patience, du respect, et quelques efforts de compréhension.

     Les sourds qui signent ont des capacités étonnantes, de mémorisation visuelle, d'expression corporelle, d'expression tout court. Il faut les voir raconter une histoire ou décrire un paysage pour comprendre.
La langue des signes est une langue surprenante, passionnante, impressionnante. Peu de gens qui la rencontre ne s'y intéressent pas.
Mais la culture sourde est tout aussi passionnante, le respect qu'ils ont entre eux dans la communication, ce pour quoi ils se sont battus, leurs façons d'être, leurs sens étonnants: le fait de sentir les vibration, d'avoir un champ de vision centrale bien plus développé que le notre, etc etc........
Qui n'est pas impressionné de voir deux sourds communiquer dans le métro?
Qui n'a jamais rêvé dans un milieu très bruyant de pouvoir communiquer par signes?
Qui n'utilise pas ses mains en parlant? Qui ne mime pas?
Qui ne se retrouve pas un jour face à une personne qui bien que "normale" est désagréable et dans un refus total de communication? n'es-ce pas désagréable?

     Bon, là je m'égare.
Je vais essayer de conclure sur l'implant.
Je ne suis pas pour ou contre, je ne sais pas. Je n'ai pas non plus mon avis à donner car ce n'est pas de mes enfants qu'il est question. Oui il a de belles réussites, oui c'est un progrès médical, oui ça arrange souvent les familles d'entendant.
Mais je voudrais juste conclure en disant qu'il me parait indispensable de donner la langue des signes à l'enfant sourds de lui permettre de voir des adultes sourds, car l'enfant sourd qui vit au milieu d'entendant n'arrive pas à construire son identité, il pense qu'il restera à jamais un enfant.
Donner la langue des signes à son enfant sourd, c'est aussi arrête de le voir comme des oreilles et une bouche à rééduquer, c'est le voir comme un être communiquant, s'épanouissant.
Le diagnostique de surdité ne devrait jamais être annoncé sans la présence d'adultes sourds et d'interprète, pour montrer aux parents ce qui est possible, pour les rassurer pour l'avenir de leurs enfants.
Aujourd'hui on dit au parents: Implant = enfant normal = urgence = ça fonctionnera très bien = surtout pas de signes pour ne pas perturber l'acquisition du langage.
Ces médecins sont bornés, toutes les études prouvent que les signes aident à l'acquisition du Français, oral ou écrit, qu'ils structurent la pensée de l'enfant, lui permette de se construire...

Cela n'a peut-être rien à voir, mais j'espère pouvoir transmettre la langue des signes à mes enfants. Si j'en ai plus tard, je le ferais, c'est sur, qu'ils soient sourds ou entendants...

Voilà, je vais m'arrêter là même si je pense que je pourrais en écrire encore des pages. Tout cela est très complexe et j'ai déjà beaucoup simplifié.
Pour ceux qui sont intéressés ou concernés voilà ce que je vous conseille comme lectures:
Un article écrit par un médecin qui signe: "priver les enfants sourds de langue des signes, surtout s'ils sont porteurs d'un implant cochléaire, c'est commettre un crime contre leur humanité"
Je vous conseille aussi le livre d'Émanuelle Laborit: Le cri de la mouette. (ceux qui sont vers chez moi je l'ai et je le prête avec plaisir) ou encore Oliver Sacks Des yeux pour entendre: Voyage au pays des sourds.
Ainsi que d'aller voir les reportages qui se rapporte à ça sur le site de l'oeil et la main. Je pense notamment à deux reportages: celui ci très récent; et celui là un peu plus ancien mais plus proche de mon article (et zut la page est en panne, j'essayerais de mettre le lien plus tard.)
Trois autres liens pour la route:
19 bonnes raisons d'apprendre la langue des signes
10 conseils pour communiquer avec une personne sourde
Lire sur les lèvres, c'est facile?

Pour ne pas alourdir l'article qui est déjà bien compliqué je ne site pas toutes mes sources et les études. Mais elles se trouvent facilement sur internet. De plus cet article est le fruit de discussion avec beaucoup de personnes, implantées ou non, sourdes ou non, pour ou contre l'implant... Que je remercie pour l'aide qu'ils ont apporté à ma réflexion personnelle.
Cet article pourrait créer un débat houleux si les pro-implants ou les anti-implants venaient par là. Encore une fois je suis ouverte au débat... Et aux différents avis.

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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 19:40
      Malheureusement ce blog n'est pas doté d'une vie propre, donc sans mon intervention il ne s'y passe rien.
      Comme vous l'avez compris dans ma présentation, je suis très très occupée. Donc, il y aura très certainement des périodes sans articles. Par contre, je réponds toujours aux commentaires, et je serais ravie d'en recevoir ainsi que des mails.


      De plus pour l'instant je n'ai pas d'accès à internet qui m'appartienne, je suis connectée sur un réseau Freewifi d'un de mes voisins, grâce aux identifiants de la freebox de mes parents...
      Je sais qu'il y aura des moments où je ne prendrais pas le temps de venir écrire ici, donc je préférais vous prévenir.

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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 18:33
Pour plein de raisons, mais je vais essayer d'aborder les principales :

Pour me présenter pour pouvoir ensuite oser commenter des articles sur les sites ou blogs que je lis.

Pour diffuser les liens des blogs autours du handicap, même si ceux que je lis ne représente rien par rapport à tout ce qui peut exister.

Pour sauvegarder ces mêmes liens, et pour pouvoir les donner facilement aux personnes que je rencontre et qui sont intéressées, pour en faire une sorte de livre pour moi : je peux retrouver plein d'infos où que je sois !

Pour parler des différentes méthodes d'intervention et de prise en charge qui existent et qu'on boude parfois en France, pour défendre ces méthodes.

Pour aborder les grands thèmes du handicap, avec l'espoir de ne pas parler toute seule, d'avoir l'avis des parents concernés.

Pour exposer mon point de vue sur certains débats autour du handicap, même si je ne prétends pas avoir raison, même si je comprends tout à fait qu'on puisse avoir un autre point de vue et même si je risque de changer d'avis au fil du temps.

Parfois pour râler aussi ou pour exprimer mes états d'âmes car l'année dernière n'a pas été facile et pourtant je recommence, et parce que la vie réserve parfois de drôles de surprises.
Sûrement aussi pour dire ma joie...
Pour écrire parce que cela permet de poser ses idées, parfois de réfléchir, de s'organiser.

Avant tout pour échanger, discuter, débattre....
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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 17:55

 

Modifié le 12 novembre 2012 (il était temps !)
       Je suis actuellement étudiante en deuxième année d'ergothérapie à l'école de Lyon. 
Je suis rentrée à l'école sur dossier, suite à un parcours un peu chaotique (mais toujours dans la même direction : le travail avec les personnes handicapées)

Voici un peu mon parcours :

     J'ai fait une licence en Activité Physique Adaptées. C'est à dire pour travailler en EPS (""sport"") avec des personnes handicapées, quel que soit le handicap. J'ai fait plusieurs stages très intéressants, mais comme le cursus français était peu innovant je suis partie faire ma dernière année au Québec où j'ai pu voir des méthodes d'interventions très nombreuses et très diverses, mais pour la plupart très peu pratiquées ici. J'ai reçu un début de formation dans plusieurs de ces méthodes.
En dehors de ces méthodes j'ai eu des cours d'orthophonie, des cours se rapportant à la psychomotricité chez l'enfant, d'autres plus proches de l'ergothérapie, j'ai aussi eu des cours sur la prise en charge de la famille ayant un enfant handicapé, sur la psychologie du handicap etc.... c'était très intense mais tellement intéressant: c'était très "pratique" comme formation, je n'ai pas l'impression d'avoir juste "mangé de la théorie".
Une orthophoniste qui nous donnait des cours m'a transmit sa passion pour la communication alternative.

     Suite à cela : année scolaire 2008-2009 : je préparais alors le concours de professeur des écoles avec l'IUFM, en même temps que je faisais mon Master1 en Éducation Physique et Sportive (et Handicap). J'ai raté ce concours, mais j'ai eu mon M1 et surtout, j'ai appri beaucoup de choses grâce à cette année là. En partie à l'IUFM, mais pas que. En fait, j'étais souvent en désaccord avec ce qu'on apprennait en cours, du coup pendant cette année là (et la suivante), j'ai fait énormément de recherches sur les pédagogies alternatives, les diverses méthodes existantes pour les enfants en difficulté ou handicapés. (je voulais être enseignante spécialisée)

     Puis : En septembre 2009 (donc pour l'année scolaire 2009-2010) je me suis réinscrite à l'IUFM, et j'ai été admise en Master 2 (toujours EPS et handicap). Pourtant, au fonds de moi j'étais convaincue que je ne continuerais pas. J'ai essayé... Je suis allée "contre moi même" jusqu'en décembre, où là j'ai vraiment pété un câble, et j'ai TOUT lâché. Pour les détails j'en parle, dans l'ordre de ma réflexion :  ici, ici et ici. (j'en profite pour remercier encore toutes les personnes qui m'ont soutenu à travers le blog, ça a été une aide plus que primordiale pour moi) 

     Suite à ce craquage général, de janvier à mai 2010 j'ai préparé le concours d'entrée en deuxième année de psychomotricité, par équivalences. J'avais une passerelle qui me permettait de passer les partiels de la première année, sans avoir accès aux cours. Sans rentrer dans des détails (complexes), c'est passerelle est en fait une grosse blague. De plus, à Lyon, l'école de psychomotricité est extrêmement orientée "psychanalyse". J'ai raté cette passerelle (très bonnes notes partout mais moins de 10 en psychologie), et à postériori, je me dis que c'est la meilleure chose qui me soit arrivée !

     Après ça, j'ai eu le temps de réfléchir, plus posément. Ma volonté de travailler en rééducation s'est très largement confirmée au fil des expériences que j'ai eu depuis mai 2010. En effet, à partir de là, j'ai travaillé dans le milieu du handicap, à plein temps. Je travaillais dans plusieurs familles, je me formais à des méthodes alternatives et j'ai travaillé dans deux instituts spécialisés, comme remplaçante d'éducateurs spécialisés : un en déficience motrice avec ou sans troubles associés (IEM) et un pour les enfants déficients visuels avec troubles associés (autisme et déficience intellectuelle majoritairement)(IME).
Mon idée était alors de travailler en attendant de pouvoir poser ma candidature sur dossier (cf le lien plus haut), grâce à une loi qui venait de sortir.
L'ensemble de ces expériences professionnelles (dont certaines sont encore d'actualité, en parallèle à mes études) ont été extrêmement formatrices. Je ne regrette RIEN !


     A part ça :
     J'ai pris 4 ans de cours du soirs en Langue des Signes. Au début au Québéc (LSQ), puis en France (LSF). J'ai du arrêter aujourd'hui, avec de grands regrets (impossible avec les horaires hyper changeantes de l'école et l'emploi du temps très chargé.).
La LSF et la culture sourde me passionnent.

     Je me suis formée à l'ABA-VB : formation courte + suppervision par BCABA pendant presque 3 ans. Je travaillais alors à domicile avec un enfant autiste avec déficience intellectuelle, je faisais du travail scolaire sur table, des sorties, de l'accompagnement aux loisirs, en 1 pour 1 ou en intégration (cirque skate roller...) etc. L'accent était mis en particulier sur l'acquisition des compétences langagières. La majorité du travail se faisait dans le NET (natural environement teaching) = enseignement en milieu naturel.

En parallèle à cette expérience particulière en autisme, je me suis mise à utiliser l'ABA-VB et d'autres stratégies (TEACCH, communication par images, langue des signes, etc.) pour des enfants pluri-handicapés et certains enfants polyhandicapés.

     Je suis très autodidacte, je lis beaucoup, je me renseigne énormément à droite à gauche, je profite de toutes les opportunités pour aller voir les méthodes innovantes en France ou ailleurs (l'éducation conductive, MEDEK, vojta, TEACCH, par exemple, que j'ai eu l'occasion d'observer), j'apprends au cours de mes interventions grâce aux autres intervenants autour des enfants, grâce aux parents etc.

     Je m'intéresse tout ce qui touche au handicap, à la famille autour de l'enfant handicapé, à sa fratrie. J'ai une immense soif d'apprendre que l'université ne m'a pas permis de combler pour l'instant, donc je me forme de mon côté, par internet, par mes lectures, par mes interventions... Je suis en contact avec un grand nombre de familles, certaines uniquement virtuellement mais beaucoup "en vrai", avec lesquelles je travaille à des rythmes variables.

     Je dois dire que, même s'il est parfois dur aujourd'hui de me sentir "vieille" au milieu de ceux qui sont en "parcours continu" dans ma classe, je suis contente d'avoir fait tout ça.
J'ai hâte de terminer mes études car j'apprécie beaucoup de travail que je fais avec les enfants, et je préfère 100 fois être sur terrain que assise sur ma chaise en classe.
Enfin, je voudrais dire que j'ai rencontré des personnes vraiment formidables, qui se reconnaitront surement, aussi bien virtuellement que dans la vie réelle (généralement les deux). Elles m'ont fait confiance et m'ont beaucoup apporté. Un immence MERCI à elles.

    J'ai d'autres centres d'intérêt : cirque / skate / natation / travaux manuels / cuisine / l'informatique / huiles essentielles... mais ce n'est pas vraiment le sujet du blog!

avatarImage que j'ai moi même "fabriqué", elle m'appartient, merci de ne pas l'utiliser sans mon autorisation.
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  • : Autour des handicaps, de la langue des signes, communication alternative, ABA, ABAVB, méthode medek, éducation conductive et autres choses qui me passionnent...
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pensées...

"La différence est la plus belle chose que nous ayons tous en commun..."

"Et puis, qu'est-ce que ça veut dire, différents? C'est de la foutaise, ton histoire de torchons et de serviettes... Ce qui empêche les gens de vivre ensemble, c'est leur connerie, pas leurs différences..." (Anna Gavalda, "Ensemble c'est tout")

Le fond du blog, que j'ai créé exprès mais qu'on ne voit pas vraiment : 

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